19-05-2009
Près de Carpa - La Union (81 kms)
Je me suis réveillé plusieurs fois dans la nuit du fait du froid et en émergeant ce matin, la fermeture éclair est difficile à ouvrir…
Je comprend en voyant les morceaux de glace tomber dans la tente. A l’extérieur, tout est gelé, la tente, le vélo sont recouverts d’une couche de givre glacé.
Heureusement, le soleil monte peu à peu et réchauffe l’homme et le matériel.
Je me gèle les doigts en récupérant de l’eau du ruisseau en contrebas et décide de bien commencer en me faisant un repas chaud.
Et c’est reparti, la journée commence ni plus ni moins par une série de lacets qui me feront passer un col à plus de 4800 mètres! Je pédale à l’altitude du Mont Blanc. Et je remercie ma jeunesse de ne pas trop souffrir de l’altitude sur ce chemin cabossé.
Le froid, l’altitude, l’effort physique, maso moi? Pas tout à fait, le paysage est absolument magnifique. Imaginer faire du vélo dans un parc national, ne croiser absolument aucun véhicule et embrasser du regard des montagnes enneigées pour vous tous seul.
Après ce premier col à 4800, je redescend à 4600. Je dépasse une roche où sont dessinées des peintures rupestres et dépasse bientôt un berger plus bas dans la vallée, la seule personne avant cette apparition…
Alors que je n’ai vu personne depuis la veille et depuis des kilomètres, je croise une petite fille. Ce n’est pas le petit prince et mon avion n’est pas en panne.
Ce pourrait être la petite princesse et je suis à vélo. Pas besoin de dessiner un mouton, il y en a tout autour.
Je lui tire le portrait, lui offre des caramels, on se sourit et je la questionne si elle n’aurait pas vu le couple de suisses partis la veille de mon départ de Huaraz. Elle me répond par l’affirmative, ils ont dormi pas loin la nuit dernière.
Un nouveau col à plus de 4800 mètres, une nouvelle vision imprenable sur une chaine de montagnes enneigées et j’entame la descente. Après quelques kilomètres de descente rugueuse, je rejoins la route principale et l’asphalte.
Après avoir dépassé une mine, très nombreuses au Pérou, je fais mon entrée dans Huallanca et je retrouve non seulement le couple de suisses mais aussi deux autres cyclistes, la « team Osmosna » aka David d’Angleterre et Sébastien de Hollande.
Les suisses restent dans ce village pour la nuit, je décide de poursuivre jusque La Union où je me trouve un petit hôtel.
Le village est en fête, déguisés en esclaves, les habitants parcourent la ville au son de la fanfare. Je vais dormir avec les bouchons d’oreille, trop fatigué pour me joindre aux festivités.
Ma tête est encore dans l’écrin de nature du début de journée.





Commentaires
Ayacucho, fini de rigoler
Salut fieux,
Pis alors, tu nous la trace un peu cette route??? Nous, on profite d'Ayacucho, derniers repos du guerrier avant la série de la mort, on va voir...
On attend les adresses de bars et de disco sur la route, hein???
À bientôt (ou bientard, affaire à suivre...)
Encore un récit bien glacé . Un peu de piscou sour me fera du bien .
Je constate aussi, avec plaisir , que ta fibre bretonne est toujours intacte . As tu un Gwen ha du sur le vélo ?
Bises de Foen
se nota
"Ce n’est pas le petit prince et mon avion n’est pas en panne.
Ce pourrait être la petite princesse et je suis à vélo. Pas besoin de dessiner un mouton, il y en a tout autour."
Joli, sobre todo la ultima frase.
Te amo loco enamorado.
sur les mineurs du pérou et leurs carnavals, Galeano en parle dans las venas o patas arriba je ne sais plus trop lequel... Hein tu l'as déjà lu ? rhaaa...
++
Great !
Content que tu n'aies pas geler ! Tu peux donc continuer à nous faire voyager !
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