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Un an et demi de vélo sur les routes d’Amérique centrale et d’Amérique du sud

07-06-2009

Huanuco - Huancayo

Huánuco - près de Chicrin (81 kms)
Pres de Chicrin - Pres de Junin (92 kms)
Pres de Junin - Jauja (150 kms)
Jauja - Huancayo (52 kms)

La sortie de Huanuco est asphaltée, ce qui fait une grande différence avec les derniers jours. L’avantage est facile à deviner, les conditions de pédalage sont meilleures et le dénivelé moins assassin. Mais asphalte peut se traduire aussi par un contact moindre avec la nature et les personnes.
Enfin, ca monte et les kilomètres défilent.

Juste une aparté pour comprendre le quotidien d’un cycliste dans la cordillère des Andes au Pérou, ci après, la courbe de dénivelés des prochains jours…

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La journée est relativement monotone, les contacts extérieurs peu nombreux. La journée se résume aux fondamentaux. Pédalage, rêveries personnelles, points cartes, arrêts pain fromage, bananes en face du paysage…Re-rêveries.
Le camping du soir s’organise le long d’une rivière. Ma sensation est celle formidable de faire la route au Pérou, d’échanger autour des réchaud préparant la collation du soir, avec deux autres cyclistes, compagnons d‘un soir.
Camping sauvage, liberté totale de parcourir un pays, de s’arrêter quand le jour décline et de s’endormir sur une pelouse faiblement éclairée par la lune.
Cyclistes célestes monsieur Jack K?

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Le programme du deuxième jour en direction de Huancayo, je vous le donne en mille…une montée. Il faut aller le chercher les 4000m.
On débute la journée en dépassant une mine et un village construit tout autour. Ici on vit pour la mine. Tout est construit autour de l’entreprise, des baraquements pour les travailleurs au stade de football pour se frotter entre collègues. Sur le rond point vieillissent d’anciennes machines qui ont fait, surement, la fierté de l’entreprise. Et puis tout autour, les petites échoppes, les enfants…l’école aux murs peints à la gloire du travail.
Et tant pis si l’entreprise engendre une pollution visible, les considérations ne sont pas réellement à ce niveau là et qui oserait tenir tête à la raison d’être de ce village.

La route reprend son ascension et les montagnes ont perdues leurs végétations, la roche est à peine recouverte d’une fine pellicule d’herbe. Une végétation propice aux élevages de…lamas.
Les clichés du Pérou sont ici une réalité et les paysans coiffés de bonnets recouvrant leurs oreilles, mâchouillant la coca, s’occupent à faire paitre lamas et autres alpagas.

Le col dépassé, on bascule dans l’altiplano. On pédale dans une immense plaine à 4000m d’altitude. Les yeux embrassent un paysage à perte de vue. Au loin le lac de Junin, là tout autour les troupeaux de ces animaux exotiques andins.
Les rayons du soleil décline dans ce paysage particulier et le moral se délecte de ces nouvelles images.

En cherchant un emplacement pour le camping du soir, on tombe sur une palce de village totalement surréaliste. La municipalité a dédié toute entière la place à la gloire de la maca, une plante ressemblant à la betterave aux vertus énergisantes et complément idéale pour l’alimentation locale.
Il y a du Dali dans cet énorme radis violet posé au milieu de cette place.

Du fait de la difficulté d’établir un campement loin des yeux, on demande l’hospitalité d’un champs pour planter les tentes. La famille n’y voit aucun inconvénients et après avoir amadouer le chien, on dormira d’un sommeil paisible.

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Au matin du troisième jour, on dépasse Junin rapidement après quelques emplettes. Je teste cette fameuse maca vendue en poudre et que m’avait recommandé un cycliste quelques jours avant quant la pente se fait difficile.  L’essai est loin d’être concluant, le goût est absolument…mauvais.

S’ensuit une longue descente, le troisième plateau est de sortie (anecdote cycliste…peut-être le métier qui rentre, ca fait tout de même plus d’un an que je suis sur la route).
Je longe la voie ferrée du train le plus haut du monde. Quand il passe, je le salue et en retour, j’ai le droit à un coup de klaxon tonitruant.
Altiplano, lamas, et paysages désertiques, un léger cliquetis au niveau de la chaine. Ma route passe ici.

En début d’après-midi, on atteint la ville de La Oroya à la triste réputation d’être la ville la plus polluée du Pérou. En même temps, la cheminée de la mine est au centre de la ville, elle-même entourée de montagnes. Toute ressemblance avec une considération d’un précédent post serait purement fortuite.

La fin de journée sera chaotique. La team Osmosna ont un échange vif et l’un des deux prend la route en solo. Je laisse les deux amis à leurs réconciliation en leur laissant de l’avance. Mais un orage éclate.
On avait convenu d’un village pour passer la nuit mais à son passage, pas de traces des deux autres. Je poursuit en demandant aux personnes si deux cyclistes m’auraient précédé. Réponse affirmative, je continue.

Je les retrouve finalement tous les deux, l’orage météo et celui entre les deux amis sont passés mais il se fait tard et la végétation est détrempée, ce qui n’engage pas au plantage de tentes.
Finalement, on prend la décision de rallier la ville de Jauja, une vingtaine de kilomètres plus bas, on devrait avoir juste le temps avant que la nuit ne tombe.
Mais, et c’est la loi des séries, après ma crevaison et celle de David plus tôt dans la journée, c’est au tour de Sébastien de « runner flat ».
On termine la journée en mode peloton qui file vers Jauja et on atteint de justesse les faubourg de la ville quand la nuit se fait totalement noire. Ce soir, nuit à l’hôtel.

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La journée du lendemain pour rejoindre Huancayo est une formalité, une cinquantaine de kilomètres dans une plaine.
On élit domicile dans un petit coin de paradis au cœur de la ville et on passera deux jours entre repos, écriture, internet et autres lessives et mécaniques cyclistes.

Posté par jrihani à 01:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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