-->

hualihza

Un an et demi de vélo sur les routes d’Amérique centrale et d’Amérique du sud

07-08-2009

Copacabana - La Paz

Copacabana - Batallas (90 kms) / Batallas - La Paz (61 kms)

Je passe une journée à Copacabana en petite forme, la faute à un fromage qui en voulait à mon estomac. Je reprends pourtant le vélo le lendemain en me gavant d’immodium.
Je suis pas au meilleur de mes possibilités mais je n’ai pas le gout de me morfondre dans une chambre d’hôtel une journée de plus.

La route n’est pas tendre avec moi le matin de mon départ et commence ni plus ni moins par un petit col à 4200 mètres. La route ensuite redescend jusqu’à l’estrecho de Tiquina.
Je m’arrête en chemin pour manger un bout et un suisse à vélo, vient à ma rencontre. Il remonte en solo depuis l’Argentine, c’est un fondu de vélo. L’échange est bref mais sympathique et quelque part j’aurais bien parcouru quelques étapes avec lui mais il va dans l’autre sens.

L’estrecho de Tiquina, sépare deux rives de quelques centaines de mètres. Faute de pont, les véhicules empruntent des barges pour passer. Je charge le vélo et je suis rapidement de l’autre côté.
Je dépasse ensuite plusieurs petits villages et une nouvelle fois, je suis confronté à la pollution aux abords du lac. Si on lève les yeux par contre, le paysage est magnifique. Je me rapproche petit à petit des sommets enneigés.

Le froid fait son apparition en fin de journée pour clore une journée peu riche en évènement. Je choisis de m’arrêter au village de Batallas.
Je fais quelques emplettes pour le soir et j’en profite pour demander à la vendeuse s’il n’y aurait pas un endroit où dormir pour le voyageur de passage.
Elle me répond qu’il n’y a pas d’hôtel dans le village mais m’indique qu’elle a déjà vu des voyageurs à vélo comme moi et qu’ils ont trouvé l’hospitalité derrière cette grille près de l’église…Le presbytère.

Je tente ma chance et un père vient à ma rencontre. Il se montre tout de suite avenant et me propose un lit une fois s‘être enquis de mon histoire.
Il a à peine le temps de me dire qu’il vient d’Indonésie et qu’il vit ici depuis quelques années, que ses « affaires » l’appellent. Je le remercie alors de sa bienveillance et commence à cuisiner sur le pas de la porte.
Je me couche dans la foulée, dans une chambre aux posters boisés, avec une lumière venue du ciel et reprenant les principes de la Bible…

P1030429  P1030431  P1030434  P1030437

P1030439  P1030441

De retour au vélo dans la matinée, je fais la route sur un altiplano un peu morne et rapidement j’atteins la ville d’El Alto, juste avant La Paz.
La ville est un cloaque, de la circulation partout, pas de respect des signalisations, la jungle. Je me fais même couper la route par une camionnette qui passe au rouge et le chauffeur de lever son majeur devant mes remontrances…

Je demande ensuite ma route à un agent de la circulation (qui aura servi aujourd’hui) et au détour d’une habitation, l’Apparition.

La Paz est là, en contrebas, impressionnante. La ville est construite dans une cuvette dont tous les rebords sont à présent couverts d’habitations. Jusqu’au plus près de falaises friables, les boliviens ont construit. Au loin, qui surplombe la ville, le sommet de l’Illimani et ses neiges éternelles.
Je ne peux m’empêcher de rester un long moment à contempler la ville d’en haut, c’est vraiment une folie.
J’entame ensuite la descente vers la Plaza San Francisco et m’en vais prendre du bon temps dans cette ville, capitale économique de la Bolivie.

P1030442  P1030451

Posté par jrihani à 00:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire